Dans cet article
- Le seuil de chiffre d’affaires en prestations de services est fixé à 77 700 € HT en 2026 ; deux années consécutives de dépassement entraînent la sortie automatique du régime micro
- Au-delà de 25 000 € de bénéfice annuel, l’EURL à l’IS devient souvent plus avantageuse fiscalement que la micro-entreprise
- La franchise en base de TVA saute dès 36 800 € de CA pour les services, ce qui supprime l’un des avantages majeurs du régime micro
- Les frais réels de création d’une EURL oscillent entre 800 et 2 500 € selon que vous passiez par un expert-comptable ou un service juridique en ligne
- Le passage micro vers EURL prend en moyenne 4 à 8 semaines entre la rédaction des statuts et l’immatriculation effective
- Un freelance dev qui facture plus de 5 000 € HT par mois a presque toujours intérêt à basculer en EURL pour optimiser sa rémunération
Sommaire
- Les seuils de la micro-entreprise en 2026 : rappel indispensable
- Les vrais signaux qui déclenchent le passage en EURL
- Comparatif fiscal : micro-entreprise vs EURL à l’IS
- La TVA, le seuil invisible qui change tout
- Le coût réel de la création d’une EURL en 2026
- Les étapes concrètes du passage micro vers EURL
- Les erreurs à éviter pendant la transition
- Mon retour d’expérience : quand j’ai basculé
J’ai repoussé le passage en EURL pendant presque deux ans. Comme beaucoup de freelances, je trouvais la micro-entreprise simple, confortable, presque rassurante. Et puis un jour, mon comptable m’a montré un tableau. Celui des cotisations et de l’impôt que je payais en trop chaque mois par rapport à ce que je paierais en EURL. Le chiffre m’a fait réagir : plus de 4 200 € par an partaient dans la nature, juste parce que je n’avais pas franchi le pas.
Ce guide, je l’écris avec le recul de quelqu’un qui est passé par là. Pas un article théorique recopié depuis le site du greffe : un vrai retour terrain, avec les vrais seuils, les vrais coûts et les vraies galères administratives.
Les seuils de la micro-entreprise en 2026 : rappel indispensable
Avant de parler de transition, il faut poser les bases. Les seuils de la micro-entreprise sont revalorisés périodiquement, et en 2026, voici ce qui s’applique selon le portail officiel entreprendre.service-public.fr :
| Type d’activité | Seuil CA annuel HT | Seuil majoré (tolérance) | Conséquence si dépassement 2 ans |
|---|---|---|---|
| Vente de marchandises (BIC) | 188 700 € | 210 000 € | Sortie du régime micro |
| Prestations de services (BIC) | 77 700 € | 85 800 € | Sortie du régime micro |
| Professions libérales (BNC) | 77 700 € | 85 800 € | Sortie du régime micro |
Le mécanisme est le suivant : si vous dépassez le seuil une seule année, vous restez en micro. Mais si le dépassement se reproduit l’année suivante, vous basculez automatiquement au régime réel d’imposition au 1er janvier de l’année N+1. C’est la fameuse règle des deux années consécutives.
Pour un développeur freelance qui facture un TJM entre 400 et 600 €, le plafond de 77 700 € correspond à environ 130 à 195 jours facturés. Autrement dit, dès que vous travaillez à temps plein ou presque, vous êtes en zone de dépassement.

Les vrais signaux qui déclenchent le passage en EURL
Le dépassement du seuil de CA n’est pas le seul signal. Dans la pratique, j’ai identifié six déclencheurs concrets qui doivent vous alerter :
1. Votre bénéfice net dépasse 25 000 € annuels. Au-delà de ce montant, le versement libératoire de l’impôt en micro (2,2 % pour les BNC) n’est plus avantageux. En EURL à l’IS, vous pouvez vous verser un salaire calibré et laisser le reste en trésorerie taxé à 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice.
2. Vos charges dépassent 30 % de votre CA. En micro, l’abattement forfaitaire est de 34 % pour les BNC et 50 % pour les BIC services. Si vos charges réelles (logiciels, coworking, matériel, sous-traitance, déplacements) excèdent ces pourcentages, vous payez de l’impôt sur de l’argent que vous n’avez pas gagné. L’EURL au réel vous permet de déduire chaque euro dépensé.
3. Vous avez besoin de protéger votre patrimoine personnel. La micro-entreprise est une entreprise individuelle : votre responsabilité est illimitée sur vos biens professionnels. L’EURL crée une personne morale distincte qui limite votre risque au montant du capital social.
4. Vous voulez embaucher ou sous-traiter régulièrement. En micro, embaucher est techniquement possible mais fiscalement absurde : le salaire versé n’est pas déductible. En EURL, chaque charge salariale vient réduire votre base imposable.
5. Un client vous demande un Kbis et une assurance RC Pro société. Certains grands comptes et ESN exigent de travailler avec une société, pas un auto-entrepreneur. L’EURL vous ouvre ces portes.
6. Vous facturez déjà la TVA. Si vous avez dépassé le seuil de franchise en base de TVA (j’en parle plus bas), vous avez déjà perdu l’un des atouts de la micro. À ce stade, le surcoût administratif de l’EURL devient marginal par rapport aux avantages.
Pour suivre ces indicateurs efficacement, un bon outil de facturation est indispensable. J’ai comparé les principales solutions dans mon article sur Freebe, Abby et Indy pour la facturation micro.
Comparatif fiscal : micro-entreprise vs EURL à l’IS
C’est le nerf de la guerre. J’ai refait les calculs pour 2026 avec trois profils types de développeurs freelances. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.
| Critère | Micro-BNC (versement libératoire) | EURL à l’IS (rémunération 3 000 €/mois) |
|---|---|---|
| CA annuel | 70 000 € | 70 000 € |
| Charges réelles | Non déductibles (abattement 34 %) | 12 000 € déduits |
| Cotisations sociales | 15 610 € (22,3 %) | 13 680 € (environ 38 % sur rémunération nette) |
| Impôt sur le revenu | 1 540 € (versement libératoire 2,2 %) | Variable selon foyer |
| IS sur bénéfice restant | Néant | 15 % sur ~22 000 € = 3 300 € |
| Revenu net disponible | ~52 850 € | ~36 000 € (salaire) + 18 700 € (trésorerie société) |
| Protection sociale | Minimale (CIPAV/SSI) | Identique gérant TNS |
Le tableau montre que l’EURL n’est pas toujours gagnante à 70 000 € de CA. L’avantage commence vraiment à se creuser quand le CA dépasse 80 000 à 90 000 € ou quand les charges réelles sont élevées. En dessous de 50 000 € de CA, la micro reste presque toujours plus intéressante, sauf cas particulier.
L’un des leviers majeurs de l’EURL est la possibilité de lisser sa rémunération. En micro, tout le CA de l’année est soumis aux cotisations. En EURL, vous choisissez combien vous vous versez et le reste est taxé à l’IS à 15 %, bien moins que les cotisations sociales + IR combinés.
La gestion financière en EURL nécessite des outils adaptés. Pour organiser cette partie, je recommande de structurer son suivi avec un outil comme ceux que je compare dans mon article sur Notion, Obsidian et Logseq pour le freelance.

La TVA, le seuil invisible qui change tout
Beaucoup de freelances se focalisent sur le plafond de CA de la micro sans surveiller un autre seuil qui les rattrape souvent avant : la franchise en base de TVA.
En 2026, les seuils de franchise en base de TVA sont les suivants, selon la Direction générale des Finances publiques :
- 36 800 € pour les prestations de services (seuil de base)
- 39 100 € seuil majoré : au-delà, la TVA s’applique dès le premier jour du mois de dépassement
- 91 900 € pour les activités de vente (seuil de base)
Concrètement, un développeur freelance qui facture 3 500 € HT par mois atteint le seuil de TVA en octobre. À partir de ce moment, il doit facturer la TVA à ses clients, faire des déclarations mensuelles ou trimestrielles, et gérer la récupération de TVA sur ses achats.
Voici pourquoi ce seuil est un vrai déclencheur pour le passage en EURL :
- En micro sans TVA, vos prix sont « tout compris ». Vos clients particuliers ne voient pas de différence. Dès que vous facturez la TVA, vous perdez cet avantage de simplicité
- La gestion de la TVA impose une comptabilité plus rigoureuse. Vous avez déjà besoin d’un logiciel de facturation conforme et souvent d’un comptable. Le surcoût de l’EURL devient marginal
- En EURL, vous récupérez la TVA sur vos achats (matériel, logiciels, formations). En micro avec TVA, vous la récupérez aussi, mais sans pouvoir déduire les charges du bénéfice. L’EURL au réel cumule les deux avantages
Mon conseil : dès que vous franchissez les 30 000 € de CA annuel, commencez à anticiper. Pas parce que vous allez forcément basculer cette année, mais parce que les démarches prennent du temps et que vous ne voulez pas vous retrouver à gérer une création de société en plein rush client.
Le coût réel de la création d’une EURL en 2026
C’est souvent le frein numéro un. « Ça coûte cher de créer une société. » Voyons les vrais chiffres que j’ai relevés en 2026 :
| Poste de dépense | Service en ligne (LegalPlace, Legalstart) | Expert-comptable | Avocat spécialisé |
|---|---|---|---|
| Rédaction des statuts | 0 à 150 € | 300 à 600 € | 800 à 1 500 € |
| Publication annonce légale | 138 à 193 € | Inclus ou refacturé | Inclus ou refacturé |
| Greffe (immatriculation) | 37,45 € | Inclus | Inclus |
| Dépôt de capital (frais bancaires) | 0 à 100 € | 0 à 100 € | 0 à 100 € |
| Capital social minimum | 1 € (symbolique) | 1 € | 1 € |
| Accompagnement global | 0 à 300 € HT | 500 à 1 200 € HT | 1 200 à 2 500 € HT |
| Total estimé | 180 à 750 € | 850 à 2 000 € | 2 000 à 4 300 € |
Personnellement, j’ai opté pour un service juridique en ligne combiné avec la relecture de mon expert-comptable. Coût total : environ 900 €. Le capital social, je l’ai fixé à 1 000 € pour avoir un minimum de crédibilité vis-à-vis des clients sans immobiliser trop de trésorerie.
Côté charges récurrentes, voici ce qu’il faut budgéter chaque année en EURL :
- Expert-comptable : 1 200 à 3 600 € HT/an selon le volume de factures et la complexité
- CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) : 200 à 1 500 € selon la commune
- Compte bancaire professionnel : 10 à 30 €/mois (obligatoire pour une société)
- Assurance RC Pro : 300 à 800 €/an pour un dev freelance
- Logiciel de facturation conforme : 15 à 50 €/mois. J’ai testé Henri qui fait le travail correctement
Au total, le surcoût annuel d’une EURL par rapport à une micro se situe entre 2 500 et 5 000 €. Ce surcoût est entièrement déductible du résultat imposable, ce qui réduit son impact réel.
Les étapes concrètes du passage micro vers EURL
Le passage de micro-entreprise à EURL n’est pas une « transformation » juridique. Vous allez créer une nouvelle entité (l’EURL) et fermer l’ancienne (la micro). Ce sont deux procédures distinctes qui peuvent se chevaucher. Voici le calendrier type que j’ai suivi :

Semaine 1-2 : préparation
- Choisir votre mode d’imposition : IS (le plus courant) ou IR (intéressant les premières années si déficit)
- Rédiger les statuts de l’EURL. Précisez bien l’objet social, la durée (99 ans par défaut), et l’adresse du siège
- Ouvrir un compte bancaire professionnel et y déposer le capital social
- Obtenir l’attestation de dépôt des fonds
Semaine 3 : formalités légales
- Publier l’annonce légale de constitution dans un journal habilité
- Déposer le dossier complet sur le guichet unique de l’INPI (formalites.entreprises.gouv.fr)
- Le dossier comprend : statuts signés, attestation de dépôt, annonce légale, formulaire M0, justificatif de domiciliation, déclaration de non-condamnation
Semaine 4-6 : immatriculation et démarrage
- Réception du Kbis (généralement sous 3 à 7 jours ouvrés après dépôt complet)
- Déblocage des fonds sur le compte professionnel
- Souscription de l’assurance RC Pro au nom de la société
- Mise à jour de vos modèles de factures, devis et CGV
Semaine 6-8 : transition clientèle et fermeture micro
- Prévenir vos clients du changement de structure et des nouvelles coordonnées de facturation
- Terminer les missions en cours sous le statut micro (ou les transférer à l’EURL avec l’accord du client)
- Déclarer la cessation d’activité de la micro-entreprise sur le guichet unique
- Effectuer la dernière déclaration de CA de la micro
Un point crucial : ne fermez pas la micro avant que l’EURL soit opérationnelle. J’ai vu des freelances se retrouver sans structure active pendant trois semaines, incapables de facturer. Gérez la transition comme un projet, avec des jalons clairs. Pour structurer ce type de projet, les étapes classiques de gestion de projet s’appliquent parfaitement.
Les erreurs à éviter pendant la transition
En dix ans de freelance et après avoir accompagné plusieurs collègues dans leur transition, voici les erreurs que je vois revenir systématiquement :
Erreur 1 : attendre le dernier moment. Beaucoup de freelances lancent la création de l’EURL en décembre pour un démarrage au 1er janvier. Résultat : les greffes sont surchargés, les délais s’allongent, et vous commencez l’année dans le flou. Anticipez de trois mois minimum.
Erreur 2 : choisir l’IS sans réfléchir. L’IS est souvent le bon choix, mais pas toujours. Si vous avez des investissements importants la première année (achat de matériel, formation coûteuse), l’option IR peut être plus avantageuse car le déficit s’impute sur votre revenu global. Faites une simulation avec votre comptable avant de cocher la case.
Erreur 3 : fixer un capital social trop bas. Mettre 1 € de capital, c’est légal mais peu crédible. Certains clients et banques regardent le capital social. Un capital de 1 000 à 5 000 € est un bon compromis entre crédibilité et souplesse.
Erreur 4 : négliger la domiciliation. Domicilier l’EURL chez soi est possible mais implique des contraintes (bail, copropriété, durée limitée dans certaines villes). Une société de domiciliation coûte entre 15 et 40 €/mois et vous donne une adresse professionnelle propre.
Erreur 5 : oublier de prévenir l’URSSAF et les caisses. La fermeture de la micro ne se fait pas automatiquement quand vous créez l’EURL. Ce sont deux entités distinctes avec deux numéros SIRET. Si vous oubliez de fermer la micro, vous continuerez à recevoir des appels de cotisations.
Erreur 6 : ne pas sécuriser ses contrats en cours. Vos contrats clients sont signés au nom de votre micro-entreprise. Il faut signer des avenants de substitution ou de nouveaux contrats au nom de l’EURL. Sans cela, vous facturez avec une entité qui n’est pas partie au contrat.
La rigueur dans cette phase de transition est comparable à celle nécessaire pour sécuriser un site WordPress : chaque point de contrôle ignoré est un risque futur.
Mon retour d’expérience : quand j’ai basculé
J’ai fait le switch en 2019, après quatre ans de micro-entreprise. Mon CA avait atteint 68 000 €, donc techniquement sous le plafond. Mais mes charges réelles représentaient 38 % de mon CA (coworking à Paris, licences logicielles, MacBook Pro, formations, déplacements chez les clients). L’abattement forfaitaire de 34 % ne couvrait plus la réalité.
Le calcul a été simple : en passant au réel via l’EURL, je déduisais 25 840 € de charges réelles au lieu des 23 120 € d’abattement forfaitaire. La différence sur l’impôt et les cotisations sociales représentait environ 350 € par mois d’économie. Sur un an, ça finance largement le comptable.
Ce qui m’a surpris, c’est l’effet psychologique. Avec une société, j’ai commencé à raisonner différemment : séparer le compte pro du perso, me verser un salaire fixe, constituer une trésorerie de sécurité. Cette discipline financière a eu un impact direct sur ma productivité et ma sérénité.
Aujourd’hui, je recommande à tous les freelances dev qui approchent les 60 000 € de CA annuel de commencer à se renseigner sérieusement. Pas pour basculer immédiatement, mais pour être prêt quand le moment viendra. Parce que le moment vient toujours plus vite qu’on ne le pense.
Un dernier conseil : la méthodologie de gestion de projet que vous utilisez au quotidien pour vos clients, appliquez-la à votre transition. Faites un rétroplanning, identifiez les dépendances, prévoyez les risques. C’est un projet comme un autre, et il mérite la même rigueur.
À retenir
- Simulez votre situation avec un comptable dès que votre CA dépasse 50 000 € ou que vos charges réelles dépassent 30 % de votre chiffre d’affaires
- Surveillez le seuil de TVA à 36 800 € autant que le plafond micro à 77 700 € : c’est souvent lui qui déclenche la réflexion en premier
- Prévoyez un budget de 900 à 2 000 € pour la création et gardez trois mois d’avance pour la transition
- Ne fermez jamais votre micro-entreprise avant d’avoir reçu le Kbis de votre EURL et facturé au moins une prestation avec la nouvelle structure
- Faites signer des avenants de substitution à tous vos clients en cours pour transférer les contrats de la micro vers l’EURL
Questions fréquentes
Quel est le nouveau seuil de micro-entreprise pour 2026 ?
En 2026, le seuil de chiffre d’affaires en micro-entreprise est de 77 700 € HT pour les prestations de services et professions libérales, et de 188 700 € HT pour les activités de vente de marchandises. Ces seuils sont identiques à ceux de 2025. Le dépassement pendant deux années consécutives entraîne la sortie automatique du régime micro au 1er janvier de la troisième année.
Puis-je cumuler une EURL et une micro-entreprise ?
Non, il n’est pas possible de cumuler une EURL et une micro-entreprise pour la même activité. En revanche, vous pouvez être gérant d’une EURL et avoir une micro-entreprise pour une activité différente. Attention : le cumul peut avoir des conséquences sur votre régime social et votre imposition. Consultez un expert-comptable avant de vous lancer dans ce montage.
Combien de temps prend le passage de micro-entreprise à EURL ?
Comptez entre 4 et 8 semaines au total. La rédaction des statuts et l’ouverture du compte bancaire prennent 1 à 2 semaines. Le dépôt au guichet unique et l’obtention du Kbis nécessitent 1 à 2 semaines supplémentaires. Ajoutez 2 à 4 semaines pour la transition des contrats clients et la fermeture effective de la micro-entreprise.
L’EURL est-elle toujours plus avantageuse que la micro-entreprise ?
Non. En dessous de 50 000 € de CA annuel et avec des charges réelles inférieures à 30 % du chiffre d’affaires, la micro-entreprise reste généralement plus intéressante grâce à sa simplicité administrative et au versement libératoire de l’impôt. L’EURL devient avantageuse quand le CA dépasse 60 000 à 80 000 €, quand les charges réelles sont élevées, ou quand vous souhaitez optimiser votre rémunération en arbitrant entre salaire et dividendes.
Peut-on créer une EURL au régime micro-fiscal ?
Oui, c’est possible sous conditions. Une EURL dont l’associé unique est une personne physique peut opter pour le régime micro-BIC ou micro-BNC, à condition de ne pas dépasser les seuils de CA (77 700 € en services, 188 700 € en vente). Cette option combine la protection juridique de la société avec la simplicité fiscale du régime micro. Cependant, vous ne bénéficiez pas du versement libératoire de l’impôt et les cotisations sociales restent celles du gérant TNS.
Quels sont les frais récurrents d’une EURL par rapport à une micro ?
Les principaux surcoûts annuels d’une EURL sont : l’expert-comptable (1 200 à 3 600 €), le compte bancaire professionnel (120 à 360 €/an), la CFE (200 à 1 500 € selon la commune) et éventuellement une domiciliation commerciale (180 à 480 €/an). Au total, prévoyez un surcoût de 2 500 à 5 000 € par an, intégralement déductible du résultat imposable de la société.
Thomas Lefèvre est développeur freelance full-stack à Paris depuis 2015, spécialisé WordPress sur mesure, no-code (Bubble, Webflow, Make) et SEO technique. Ex-OpenClassrooms, intervenant ponctuel à l école 42, il documente sur Synergie.Web les outils, techniques et vrais coûts du web freelance en France, testés sur de vrais projets clients.